Publié le 21 Juin 2026
Proposition
PROLEGOMENES ET COLOPHON
Nous sommes deux humains dont l’un est un philosophe un peu con et l’autre un con un peu philosophe. En somme, deux conosophes !
Nous avons écrit ce livre pour jouer et jouir avec notre propre connerie et corroborer l’affirmation de Georges Pompidou, qui, à une question sur l’affaiblissement culturel général avait répondu : « voici venu le temps des conosophes ».
Genre littéraire : Essai
Bernard ne devrait plus tarder à me communiquer le textes de la proposition ! Bernard, si tu me lis !
En attendant voici les définitions
Prolégomènes : subst. masc. pluriel. – Longue introduction placée en tête d’un ouvrage, contenant les notions préliminaires nécessaires à sa compréhension.
− P. anal. [Dans un exposé oral] Préambule, explication préliminaire, entrée en matière.
Le mot « colophon » vient du grec ancien : un achèvement ou un couronnement. Popularisé par les humanistes de la Renaissance, il désigne la note finale d'un manuscrit, puis d'un livre imprimé, l'ours étant la déclinaison du colophon dans les revues.
Les Textes
PROLEGOMENES
Avant ma naissance,
La vie était ou n’était pas un long fleuve tranquille !
Mon père était un coureur de jupons, macho et collectionneur de jolis cœurs qu’il brisait sans regret. Engagé dans la marine, il fit chavirer plus d’un.
Né d’un père très catho, pratiquant l’abstinence jusqu’au mariage, mon père sera le second et dernier fils.
Sa mère, bonne vivante, belle et plantureuse, travailleuse et peu maternelle, mettra un terme au 3ème qui ne vu pas le jour grâce à une paire d’aiguilles à tricoter !
Ma mère, la dixième d’une fratrie de 11, a nourri jalousie et rivalité toute sa vie.
Entre un père coco et légèrement alcoolo, parti trop tôt et une mère invalide et diabétique. De ce côté-là, nous sommes plus à l’image de la famille Groseille qu’à la famille Duquesnois représentée elle, par celle de mon père.
Décembre 1965, ma mère accompagne une de ses sœurs à un bal de fin d’année, entourée de deux de ses frères. Mon père nous dira son évidence et son coup de foudre. Ma grand-mère, sa mère m’avouera qu’il avait bien hésité avec une autre... Mais c’est un secret !
31 mai 1966, les noces sont célébrées. Pépé est enchanté et si persuadé que le sexe prénuptial n’a pas été consommé ! La fornication est un péché, c’est pépé qui le croit … Il croit tellement pépé !
Automne 1967, Saint Mandé appartient encore à la ville de Paris, chaussée de l’Etang, ma mère donne naissance à un fils, son fils.
1968, une année de révolution où mai aura marqué son temps puis août fécondé maman ! A la pilule autorisée depuis 1967, mes géniteurs ont été joueurs et en préférant la bonne vieille méthode des températures « Ogino » couplée du « sauter en marche ». Ce qui donna lieu à une conception impromptue ! Un véritable échec … la preuve nous sommes beaucoup à en être la preuve vivante !
Printemps 69, les cloches sonnent et mes premiers cris se font entendre, chaussé de l’Etang, cette clinique de Saint Mandé qui depuis a été cédée au Val de Marne.
Avant ma naissance, il y a aussi cette femme, mon arrière-grand-mère paternelle, Agnès, au visage flétri des femmes de la terre et aux mains robustes et lestes, qui avait pour moi tendresse et égards. Elle fut ma référence et mon ancrage.
A ma naissance et pendant longtemps, ma mère m’a souvent dit qu’on m’avait échangée à la clinique … Tiens, ça me rappelle un film ! 😉
COLOPHON
Le Colophon de ma naissance
D’une naissance non souhaitée,
De mauvaises rencontres attirées,
De ces épreuves de vie,
Se relever grandi,
Quelques souvenirs s’effacent,
D’autres refont surface,
le temps passe,
Et de vous, plus de trace.
MarieC
PROLEGOMENES
Cela se faisait beaucoup, il n’y a pas si longtemps.
Le premier fils était confié aux grands-parents pour leur servir de bâton de vieillesse.
À dix ans, aîné d’une famille déjà forte de cinq frères et sœurs, il avait été installé dans une petite chambre juste au-dessus du poêle à charbon, afin que la chaleur montante lui évite les frissonnements de l’hiver. C’était le seul luxe qu’on lui avait offert : une couette en plumes et un pot de chambre, pour qu’il n’ait pas à descendre la nuit quand lui prenait l’envie de pisser.
Quelques heures à l’école du village, avec au loin la perspective du certificat d’études — dont son grand-père disait que c’était « bon pour les fils de riches ».
Puis le jardin.
Parce qu’à dix ans, on peut déjà être utile : glaner les patates, ramasser les haricots verts, et tout le reste.
Bon sang que la terre est basse.
De temps à autre, la ducasse. Les pommes d’amour qui rendent les lèvres rouges comme celles des filles. Les mâts de cocagne enduits de savon noir. Et les parties de foot où les fils de riches avaient un avantage : eux avaient des chaussures à crampons.
À quinze ans, le travail à la fonderie. D’abord arpète, pousseur de brouette, payé à la tâche. Puis, avec les muscles naissants, démouleur dans le rougeoiement des fourneaux, les brûlures, les fumées et les collègues de travail.
Et puis, très vite, les enterrements.
D’abord mémère, emportée par une grippe mal placée. Puis pépère, vaincu par une douleur de poitrine et un paquet de gris par jour.
C’est la vie.
Débrouille-toi, tu en as l’habitude.
L’émancipation à seize ans.
Et les auto-tamponneuses des Radiocars, un jour de décembre, juste avant Noël. Il pleuvait.
Lui était dans la rouge.
Elle, dans la blanche.
Il l’a tamponnée.
Elle a souri.
C’était un soleil en jupe plissée et socquettes tricotées.
Il avait seize ans.
Elle, dix-sept.
Depuis mon nuage, j’étais aux anges.
Alors j’ai contacté la cigogne.
Par chance, elle était libre le 7 octobre exactement.
L’annonce aux parents.
La colère du père.
Le mariage discret — pas en blanc, bien sûr.
Le lit et le berceau fabriqués dans le garage.
Et la petite chambre du fond, celle qui servait de débarras, repeinte en blanc.
La ville s’appelait Chauny.
Ça ne s’invente pas.
Quand même…
À quoi ça tient, soixante-six ans plus tard, d’écrire les prolégomènes d’une histoire de vie, tout en se préparant, si possible, à colophoner encore un peu ?
Je vous le dis sincèrement :
Vivent les auto-tamponneuses.
COLOPHON
Mesdames et Messieurs,
Nous voici réunis pour rendre un dernier hommage à Alain Bertin, mort dans sa cent vingt-deuxième année d’une crise d’acné foudroyante.
Au terme de cette cérémonie — et conformément à la volonté du défunt — un apéritif sera servi dans le hall du crématorium.
Je vous en prie… restez assis.
Ce n’est pas encore maintenant.
Nous allons tout d’abord écouter un texte écrit par le défunt lui-même.
Je demanderai à Madame Monique de bien vouloir s’approcher.
Monique, encore vaillante, s’avance.
Enfin…
Elle ne va pas tarder à s’avancer.
Encore quelques pas.
Voilà.
Ah non.
Elle a fait demi-tour.
L’appariteur intervient :
— Veuillez la réorienter, s’il vous plaît.
Voilà, cette fois, elle y est.
— C’est à vous, Madame.
— Oui, oui… le texte…
Monique sort lentement ses lunettes de son sac.
L’animateur s’impatiente un peu :
— Allez-y, Madame, il y a d’autres morts qui attendent.
Monique se racle la gorge.
— Excusez-moi… un reste de bronchite.
Puis elle commence :
— Je suis né nu phare un jour sous une belle étoile…
Elle s’interrompt.
— Excusez-moi… quelqu’un a un stylo ? Il n’a même pas mis d’accent au « e » d’étoile.
Déjà à la fabrikulture, il écrivait comme un cochon. C’était plein de fautes.
Ah, les jeunes d’aujourd’hui…
Et ce style !
« Né nu phare »…
N’importe quoi.
À l’époque, on acceptait vraiment tout le monde à l’atelier d’écriture.
Monique replie le texte avec application.
Relève la tête.
Regarde l’assemblée.
Puis demande :
— Bon… ça suffit comme ça, la littérature.
Quelqu’un a parlé d’apéro ?
AlainB
PROLEGOMENES
Montauban, une ville rose comme Albi et Toulouse. Un fleuve qui roule ses bosses entre le pont vieux et le pont neuf à l’ombre du musée Ingres. Deux familles parmi tant d’autres qui habitent au Treil, un quartier dans le bas de la ville, non loin des rives du fleuve. Des maisons basses, des petits jardins. Les Lacoste y vivent modestement. René, mon grand-père paternel quitte le foyer familial dès qu’il est embauché au Gaz. Pépé René se marie avec Anne et achète une maison rue des doreurs, dans le haut de la ville. Ils ont trois enfants : Guy, Raymond, mon futur papa et Simone. A la mort d’Annette, pépé épousa Suzanne sa jeune belle-sœur qui deviendra la marâtre. Les Élisca restent au Treil. Pépé Jojo et mémé Hélène, qui suite à un cancer sera amputée d’une jambe, élèvent leurs 4 filles : Madeleine, ma future maman, Jeanine, Marie-Thérèse et Bernadette et le petit garçon tant de fois espéré : Germain.
Comme le bouquet d’un feu d’artifice, chacun gicle des cocons pour construire sa vie à Montauban mais aussi en Gironde, en Algérie, en Allemagne...
Raymond, e zazou brun aux yeux bleus épousera Madeleine dans la sacristie de la cathédrale : elle est catholique, il est protestant, ils n’ont pas droit aux fastes du chœur gothique.
Raymond est boulanger. Mado est destinée à être maman, un point c’est tout.
Raymond va vouloir assurer des revenus plus importants et surtout plus sûrs : il entre dans la 7ème Compagnie de Sécurité, installée à Montauban, en tant que cuistot. Beaucoup de déplacements cependant mais des retours qui se concluent souvent par des naissances : Michèle en 45, moi en 48...
COLOPHON
Et pour moi, la vie a commencé, avec des petits nouveaux et tout le reste.
Claude en 52 et Daniel en 56.
La guerre d’Algérie passe par là et menace de nous priver un jour ou l’autre de notre papa qui postule pour entrer dans la police nationale. Sa mutation nous conduit en 1960 à Beauvais. etc.
Au moment de boucler cet ouvrage, j’espère avant tout ne pas avoir « pesé aux écoutants » ! Vous venez de vous farcir 348 pages sur mes 77 ans de vie sans jamais rencontrer de Légion d’Honneur, de prix Nobel de la Paix ni de prix Goncourt, alors je dis chapeau ! Je salue ici votre constance. Je sais que certains d’entre vous, lecteurs chéris, ont maintes fois piqué du nez en lisant ces mornes lignes, certains ont dû même abandonner, d’autres ont même pensé : Quand est-ce qu’elle va crever, la vioque ? Tout ça, je l’entends et je ne jette la pierre à personne, soyez-en certains.
Je tiens aussi à remercier mes parents pour la belle vie qu’ils m’ont donnée. A m’excuser auprès de mon père qui aurait tant voulu que je signe Lacoste le mémoire, intitulé Le Pays mauriacien, rédigé à la fac des lettres de Montpellier. Je tiens aussi à féliciter André, mon unique mari qui a eu la patience de supporter mes manies et mes enfants et petits-enfants pour leur humour et leur droiture.
Je ne veux pas oublier dans ce colophon le rôle de la lecture et de l’écriture qui m’ont conduite à rencontrer tout le monde, des gens brillants, des Caunes, j’en passe et des meilleurs.
Mô
PROLEGOMENES
Mardi, nom de Zeus on remonte le temps pour Bernard Mathey allez zou !
Avant ma naissance, mon papa, agent SNCF vendait des billets de train au guichet de la gare de Réhon (54) et il poinçonnait les billets aussi comme celui de maman qui elle tous les matins prenait le train à Réhon pour aller à Longwy travailler chez un chapelier de Longwy bas chez un chapelier de Longwy-bas…et voilà
Papa a invité ma future maman au cinéma à Longwy bas il lui a payé le train, le cinéma et une menthe à l’eau au buffet de la gare et un certain temps après le mariage des parents mon frère ainé est né, ; puis voulant une fille, ils ont remis çà et ce fut moi en janvier 1954 le 2° de la fratrie. Évidement je suis né à Longwy haut dans la maison familiale située dans la cité SNCF avec l’aide de la sage-femme attitrée à la famille Mme Nickels ‘une dame belge il me semble.
COLOPHON
Livret de famille, photos faites par papa avec souvent un mauvais cadrage trop à droite, trop à gauche, papa coupe parfois les têtes, et parfois les jambes sur les photos…le plus fino ce sont les récits de ma grand-mère qu’on appelait mémère et les histoires de famille racontées par mon papa quand je fus ado.
Mémère chez qui j’allais tous les mercredis pour midi et je déjeunais avec elle …elle me faisait du lapin aux champignons avec des pommes de terre rôties ou encore une blanquette de poule avec du riz pilaf et elle me racontait la famille, les aventures de mon père, de mes oncles et de mes tantes
Car nous n' étions que tous les deux, mon grand-père était soit à l’usine, soit au jardin pour la journée, mon pépère ne déjeunait pas avec nous car disait-il : « Je n’aime pas les ragots* ! » …
*Les ragots tels que celui-ci : Mon oncle Gérard, gardien de but dans l’équipe de foot locale, courrait les filles et se débrouillait plutôt bien ! Résultats : une fiancée différente chaque mois….
Ou encore celui-là : Mon oncle Clio qu’on appelait le rital travaillait dur pour son entreprise le jour et il allait pointer à l’usine la nuit et au lieu de bosser, il allait dormir sur un paillasse, couvert pour le contremaitre, par ses frères qui se relayaient à la pointeuse.
Ce sont des vrais ragots, vous aviez bien compris.
Rab34
PROLEGOMENES
Petits ou grands. Soyons reconnaissants, chaque prolégomènes rencontre un jour son colophon.
Du fond de l'existence la vie mène sa danse, la mienne étant dedans déjà.
Crèvecoeur n'est pas un village, mais dans la Normandie pas trop profonde. Les routes de l'été sont belles en cette année non loin de l'après-guerre en 1947.
Les horribles choses des après combats sont partis là -bas, plus loin,
Bien plus loin que l'horizon des arbres qui bordent la route qui mène à Crèvecœur.
D'où venait ce nom bordé de roses et d'épines?
D'où venait cette absence de tiret, Entre crève et cœur?
Un autre combat a-t-il eut lieu bien après la route, là- bas près de l'église?
Et derrière le tournant qu'y avait-t-il qui aurait pu échapper au futur?
Mais rien que des cheminées saluaient la route qui serpente.
Rien que du normal, tranquille et salutaire.
Tout était sous un ciel bleu dégagé des orages et des soucis de l’époque.
Une époque, c'est une manière de se retrouver dedans: on la nomme, on l'examine, elle nous ressemble.
Moi je ne ressemble à rien, mais tout de même! Cette route m'a fait quelque chose, je dirais plus, elle a fondé ma propre vie.
C'est égal.
Il faut tout raconter de cette route pour comprendre, et savoir
Ce qu'elle a fait à mes parents. Jeunes et beaux, héritiers de 1936 : la France en shorts et paletots. La France en galoches et chaussettes, tricotées mains. Leurs cheveux crantés dans l'odeur de brillantine et l'absence de ces choses crasseuses et malséantes qui courent les talus de maintenant, transforment les anguilles sous roches et oublient la courtoisie brulée par les moteurs.
C'est égal les oiseaux chantent, et les vélos s'avancent à vitesses presque égales.
Soudain s'avance un désir cruel de rustine: la jeune femme a crevé son pneu avant !
Ne sommes-nous pas à Crève - cœur ?
Navrée, elle descend du vélo et contrôle le désastre, puis s'assoit sur le talus a côté de son vélo couché.
Il est quatre heures.
L'ombre garde encore les troupeaux mais pas les hommes.
Elle le sait. Elle a dix-neuf ans, et ne sait pas grand-chose de la vie des hommes là-bas qui ont dû aller sur le front.
Elle brûlait il y a peu son énergie en pédalant de toutes ses forces vers Crèvecoeur et l'endroit frais de la maison n'est pas tout proche, mais elle voit encore le clocher en contrebas sur la route.
Une ombre mobile soudain s'avance.
Et cette ombre lui parle souriante.
Il est avenant cet instant. Il est tentant ce moment à l'aplomb et l'ombre qui faisait du vélo aussi s'est arrêtée brusquement.
Et cette ombre parle. Jeune et fraîche,
" Vous voulez de l'aide mademoiselle?"
La route avait ce qu'elle voulait. Qu'ils deviennent mes parents !
L'ombre était belle et brune comme un beau jeune homme!
Il l'a trouvait belle, elle aussi.
La maison fut vendue. Le clocher a disparu, Paris a remplacé le décor.
Pour eux s'aimer n'est pas difficile.
Et se marier était l'air du temps.
Il décida de partir avec elle à Tanger, y firent leur première enfant. Et moi la deuxième , je garde le souvenir des haltes à Sète, au passage des allers et retours. La ville de mon premier orage dans le ciel. Et plus tard. Lorsque Tanger s'éloigna de leur vie. Remplacée par d'autres désirs, Sète resta comme un phare dans ma vie.
Crèvecoeur et Sète, ont un point commun : la route des voyages.
Le midi au cœur de chaque voyageur n'est pas qu'une halte, le midi est partout dans les couleurs de ma vie. Même dans le nord plus austère et noir parfois, je garde la nostalgie des rigueurs du soleil, à la place de mes parents je marie la Normandie avec l'autre versant du sud, et au beau milieu a grandi ma vie, l'existence, la retraite des soleils.
Le futur enveloppé dans une bouteille peut -être jetée loin sur la mer.
COLOPHON
On ne termine pas son existence comme on la finit : AAH !...
On m'a peut-être crevé le cœur mais je me suis faite à cette planète!
La vie est comme une montagne à gravir: monter au sommet puis en re-descendre.
C'est un ascenseur émotionnel dont il s'agit. Celui des jours marqués par les désirs, les vœux, les absences. Toutes choses humaines certes bien comprises...
On ne se fait pas en un seul jour. Et l'on nait plusieurs fois. Ah ?
Oui, naître à soi-même vient sur le tard. Et ce tard vient comme une récompense que l'on n'attend pas dans un paysage paradoxal, car nouveau. Aah !
Tout le temps voir naître et mourir. Tout le temps tapisser la chambre des métiers et refaire des parcours, puis s'adonner à ses passions!
Écrire le pied au plancher sans volant Aah!
Ou bien se promener sans aucune pensée car cela ne fait aucun mal à personne. Aah !
La prudence est un colophon ; je dirais plutôt un siphon spécialisé: le fond de l'évier où tout disparaît. D'une fausse évidence nait l'erreur. Et la vie le sait bien. Elle. Ooh !
On ne rate pas le plaisir on l'appelle. On ne rate pas le bonheur on le convoque. On ne rate pas sa mort, on l'attend. Eh bien !
Convoquée par la vie de mes prédécesseurs. Ouh !
Avec l'eau à la bouche. L'eau des croyances têtues et hasardeuses. L'eau croupie dans les oublis volontaires... tristement...
Et puis le reste, tout le reste. Salutaire. Car nouveau et inventif, chassé des Hespérides?
Venu de tous les pays que je ne connais pas. Enfin Pas encore.
Programme:
A rajouter dans une autre vie. Pour espérer renaître, prendre le véhicule unique de tous les enseignements de la vie. Une vie ? Oui.
Dangereuse, excitante. Paradoxale. Et mystérieuse de ne pas mourir.
J'espère bien vivre jusqu'à cent ans,
et sourire vraiment devant mon gâteau d'anniversaire.
Chiche !
Solange
Prolégomènes
Un matin faisait-il beau à 08h ? Zéro zéro. Il fallait embrayer la sonnerie de l'usine chacun à son poste, ouvrir les livres comptables dire bonjour au chef tâter son humeur z son regard serait-ce aujourd'hui le bon jour pour demander la permission de sortie, un bon de justification qu'il faudrait transmettre au service du personnel "bon accordé ", ou pas, il faudrait rester positif regard droit comme à l'armée, mon adjudant faire les bons de cantine, reporter les prix les quantités, diviser par le nombre de soldats, les carottes sont cuites, je pense mon adjudant qu'il serait plus intéressant de prendre des carottes crues d'autant que nous avons des trouffions de corvées pour les éplucher oui mais aurons-nous des carottes toute l'année à un prix intéressant je vous le demande. En allant porter le bon de sortie je rencontre une petite brune qui me sourit, elle est très souriante était-ce vraiment à moi ? Je suis grand gauche soldat de deuxième classe bientôt 2ème adjoint responsable du bureau qu'est-ce je raconte tout va trop vite dans ma tête je rougis déjà une petite brune devant moi à la sortie à 17h30 elle était là, nous étions 300 à l'usine et... elle là devant moi, la sonnerie nous invitait à sortir pour revenir le lendemain comment était-ce possible il devait y avoir maldonne elle avait choisi, elle raconterait plus tard qu'elle l'avait vu dans le bus dans la rue, à ce moment-là le quartier était normal c'est à dire que Paris ce Paris n'était pas grand entre le Rex et la porte St Martin c'était un village les marchands des 4 saisons criant leurs prix le rémouleur le vitrier, le carreaux du temple où les femmes espérant quelques... la vie ... allaient danser.
Publication anonyme
Colophon
Je dois, Il faut, remercier en premier le Club des cinq puis Marcel Pagnol puis un peu Anatole France, Guitry, en 1996, je crois, Sollers à partir des années 2000, j'ai toujours eu un livre d'Annie Ernaux puis de Angot et puis d'Edouard Louis et l'an dernier un livre de Philippe Vilain voilà tous les gens en dehors de mon père qu'il faut remercier. Il a été tiré 200 exemplaires sur papier vélin et tous les droits de reproductions doivent être demandés à Mô qui saura défendre mes intérêts pécuniers.
Le même
/image%2F0552235%2F20260621%2Fob_3950fe_napo.jpg)
/image%2F0552235%2F20260621%2Fob_135a2e_k-et-c.jpg)
/image%2F0552235%2F20260621%2Fob_7d70c7_stang.jpg)
/image%2F0552235%2F20260621%2Fob_687443_f-v.jpg)
/image%2F0552235%2F20260621%2Fob_949b61_graviere.jpg)
/image%2F0552235%2F20260604%2Fob_b392d1_l-oiseau.jpg)
/image%2F0552235%2F20260604%2Fob_4afd10_nadine-vergues-pourmo.jpg)
/image%2F0552235%2F20260514%2Fob_7f6b0e_ulysse.jpg)
/image%2F0552235%2F20260514%2Fob_e074e5_portrait-jos.jpg)
/image%2F0552235%2F20260513%2Fob_aac84e_le-cri-munch.jpg)
/image%2F0552235%2F20260513%2Fob_ad23b6_verre-d-eau-josiane.jpg)
/image%2F0552235%2F20260513%2Fob_948d52_rat.jpg)
/image%2F0552235%2F20260426%2Fob_476728_si-tous-les-gars-du-monde-josiane.jpg)
/image%2F0552235%2F20260426%2Fob_b5daeb_hyppo-josiane.jpg)
/image%2F0552235%2F20260426%2Fob_893b4a_moustic.jpg)
/image%2F0552235%2F20260426%2Fob_0e6c79_retour-de-p-eche-terine-josiane.jpg)