Lundi 10 mars 2025. Atelier à Sète, animé par Monique Nicque.
Publié le 12 Mars 2025
« Prenez la parole ! »
pour la semaine de la Langue française
et de la Francophonie
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L'édition 2024-2025 du "Concours des Dix mots" a pour thème "Dis-moi dix mots pour la planète".
Les dix mots sélectionnés sont :
- empreinte - glaner - palmeraie - solaire - vivant- butiner - canopée -
- biome : ensemble d'écosystèmes caractéristique d'une aire biogéographique et nommé à partir de la végétation et des espèces animales qui y prédominent et y sont adaptées.
- conséconscient : (Québec) (Sociologie) Qui priorise les conséquences à moyen et long terme de ses actions dans son processus de décision, en parlant d’une personne
- débrousser : français d'Afrique. Défricher (un terrain de brousse) pour le cultiver.
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Proposition 1 : écrire un texte (genre libre) en glissant au moins 5 des mots proposés.
Cette proposition sera, aussi, donnée durant l'atelier du mardi 11 mars.
Textes
Lettre journée de la francophonie
Salut Fidy,
Tu vas bien ?
Hier, j’ai vu une abeille butiner au parc. Tu sais en haut de la canopée de l’acacia. Elle était rouge avec un dard bleu. Elle m’a fait trop peur ! Alors je me suis réfugié dans la palmeraie.
Donc, j’en ai profité pour glaner quatre dattes pour faire une confiture.
Puis, je suis rentré chez moi en faisant attention à ne pas laisser d’empreintes sur le sable pour que l’abeille ne me retrouve pas.
Bisous
Cassie
La petite abeille bleue
Elle avait passé la nuit sur le cadran solaire de la façade de la mairie. Elle s’était dit que ce serait plus calme que sur celui de l’horloge de l’église. En effet. Aussitôt posée, aussitôt endormie dans le silence de la nuit. Elle avait juste eu le temps de maudire une dernière fois l’essaim qui, comme un seul homme, l’avait rejetée.
Pourtant, malgré son aspect hors-normes, ses congénères avaient su l’utiliser, toute la sainte journée !
Qu’elle fût différente des autres abeilles vivant sur la planète terre ne les avaient pas gênées outre mesure ; d’un geste autoritaire la reine lui avait montré la sortie, lui commandant d’aller butiner et plus vite que ça ! Et elle s’était exécutée, la petite abeille bleue ; elle s’était mêlée aux autres ouvrières qui riaient sous cape quand leurs yeux braquaient sur elle.
Aucune ne lui avait posé de question ! Sinon, elle leur aurait donné des explications, elle leur aurait dit pourquoi la couleur bleue ; elle leur aurait dit qu’il ne s’agissait pas d’une tare de naissance, qu’il s’agissait juste d’un malheureux accident survenu lors de son périple sur l’île de la Réunion.
La petite abeille bleue se réveilla en sursaut. Non ce n’était un mauvais rêve c’était juste un souvenir qu’elle aurait aimé oublier.
Les hommes fourbus d’avoir débroussé tout le jour, s’étaient réunis dans la palmeraie pour se reposer à l’ombre et boire un coup.
Elle, elle profitait du ciel bleu. Elle était la seule abeille à hanter la canopée. Elle se sentait libre. Elle était pleinement heureuse. Elle avait jeté un œil sur les hommes, tout en bas. Ils avaient dressé une table de fortune, faite de cannes à sucre et de feuilles de bananiers, sur laquelle ils avaient disposé des verres d’où s’échappaient des parfums sucrés.
La petite abeille avait voleté vers eux et engourmandée avait voulu s’abreuver au liquide sirupeux composé de rhum et de curaçao. Elle avait perdu pied et failli se noyer. Un gros doigt était venu à son secours, l’avait soulevée et jetée sur le sol.
La couleur du curaçao avait laissé une empreinte indélébile sur la petite abeille bleue.
Mô
La grosse peur de Kévin
- Et si, au lieu de glander, tu allais glaner ?
Ça c’est la voix de pépé Jojo qui vient de résonner dans le séchoir à tabac. Kévin, assis sur une meule de foin, sursaute à tel point qu’il en lâche sa console. Elle explose sur le ciment. Sûr qu’elle marchera moins bien, comme aurait dit Bourvil. Heureusement que Kévin est philosophe et que son père est représentant chez Apple ! Il n’aura qu’à lui en commander une autre.
Le séjour chez pépé Jojo se termine ce soir. Il s’est quelque peu ennuyé, Kévin, pendant cette quinzaine à la campagne. Il a préféré les dernières vacances, en Afrique, dans le village au milieu de la palmeraie, à partager les noix de coco avec les enfants vêtus de pagnes qui ne rechignaient pas à escalader jusqu’à la canopée pour faire tomber les fruits.
- Bon alors t’es content ?, qu’il lui demande, le vieux grincheux.
- C’est pas grave pépé, j’aurai le dernier modèle, j’y perds pas au change !
- T’es trop gâté, pourri ! Allez va glaner du blé, t’en donneras aux poules, ce soir.
Kévin, les poules, il les aime. Pour elles, il veut bien faire l’effort. Le glanage, c’est rien à côté du mal de chien que se donnaient les petits Africains à débrousser au risque de se faire étouffer par un boa ou dévorer par un tigre !
Kévin sort du bâtiment. Mémé Suzanne l’a vu.
- N’oublie pas ta casquette et tartine-toi d’ambre solaire ! Faudrait pas que tu chopes un coup de soleil, le dernier jour ! Ta mère me tuerait !
- Chuis pas une fillette, hurle le gamin en courant ventre à terre vers le champ.
Non Kévin n’est pas une fillette, ça c’est sûr ! Mais il n’est pas plus tôt arrivé au premier rang de blé qu’il se met à hurler :
- Pépé ! Mémé ! Au secours !
Ce n’est pas un boa, ni un tigre qu’il a aperçu, au milieu des épis et qui provoque sa panique ! Non, juste une abeille qui butine un coquelicot !
Mô
***
La parole est donnée
" Il s'agit de débrousser vos acquis pour faire pousser le meilleur de vous même ! "
Les mots sont dits. Un silence s'installe.
Tout être vivant non endormi dans cette classe de première se sent tout à coup hors du biome lycéen.
Car oui, les élèves deviennent bien "animal" à cet âge boutonneux. Un âge où butiner les jeunes pousses et fleurettes est plus cool que de survoler la canopée littéraire d'une prof de français.
Celle ci, Mme Québèque, allait laisser une empreinte dans l'histoire de la profession.
Mme Québèque est originaire de Saint-Affrique, pense qu'être conséconscient est primordial et compte bien distiller ses idées pour le bien être de la planète dans cette nouvelle ville.
Seulement voilà, les jeunes de cette classe sont très solaires, même très éloignés de la Terre, voir au fond d'un trou noir pour certains.
Toutefois, Mme Québèque connait l'enjeu de cet ensemble d'écosystème particulier qu'est la première F14.
L'Académie lui fait confiance et la voit bien dans la Palmeraie des meilleurs enseignants.
Syl
***
Empreintes de tigres dans le sable, attention danger !
Les animaux assoiffés s'approchent des villages. La sécheresse nous guette, ça devait arriver.
Les abeilles n'ont plus rien à butiner. La palmeraie est en berne. Plus d'eau pour arroser. Plus la peine de débrousser, les cultures vont sécher. Il ne nous reste plus qu'à glaner les quelques dattes rabougries sur les palmiers. La canopée est en danger, elle ne pourra bientôt plus abriter les animaux qui y logeaient.
C'est une véritable désolation.
Plus rien à cueillir, plus rien à planter.
Le système solaire est détraqué. Il brûle tout ce qui est vivant.
Les hommes deviennent fous,
le climat devient fou,
le monde devient fou !
Que faire ? Il faudrait tout recommencer à l'inverse de ce qui a été fait.
Françoise
***
Rêve d'été
Je vais vous raconter mon rêve. C'est un joli rêve. Le genre de rêve qui vous poursuit jusqu'à l'apéritif à l'ombre d'un micocoulier un soir d'été avec des amis.
Je venais d'enlever mon sonotone et j'étais allongé sur mon canopé, tranquille. Un canopé vert pomme, très confortable, que nous avions acheté Lili et moi la semaine précédente chez Ikea (ils sont forts ces suédois).
Le monde autour de moi était silencieux et brumeux comme les marais du Poitou un jour d'arc-en-ciel. Je venais d'enlever mes lunettes.
Lili me butinait le bout du nez et je profitais de la douceur de son écosystème pour laisser mon empreinte dans sa palmeraie.
Nous étions tous les deux conséconscients qu'à force de débrousser sans retenue nous allions finir par laisser notre empreinte sur le livret de famille. Une nouvelle âme frappait à la porte et, allongé sur Lili, je préparais sa chambre.
Dans mon rêve cela faisait mille ans que personne n'avait sonné à la porte et une éruption solaire nous avait débarrassé pour de bon de nos élites politiques. La vie était belle.
Tous les rêves ont une fin. Je me suis réveillé un jour d'entrée maritime. Lili avait pris un bateau pour ailleurs.
J'ai entendu à la radio que bientôt nous allons passer à l'heure d'été. Je crois au signe. Et c'en est un, un bon.
Alain
***
Sous le soleil d’Afrique
Nous voilà arrivés à bon port. C’est un pays ensoleillé qui nous accueille. On aperçoit déjà une belle palmeraie qui cache très certainement un oasis plein de fraîcheur. En s’en approchant, on a pu voir des abeilles butiner quelques fleurs. Ces dernières envahissent tous les espaces plantés. Le groupe s’est détaché et laissé sur le sol terreux, l’empreinte des pas des randonneurs en visite.
Sous la canopée des oliviers groupés plus loin, il y a tout un matériel servant à former un système solaire pour ce pays dont les températures sont des plus élevées.
Au loin, dans un champ voisin, on peut remarquer le débroussaillage conséquent de ce lieu qui permettra sans doute, la culture d’un champ de blé ou autre céréale.
Tous ces aménagements se regroupent en biome dans cet état africain, pour la protection des espèces animales et la végétation propre à ce pays ensoleillé et vivant. Le groupe s’est détaché pour aller glaner des renseignements sur les activités propre à cette zone africaine et connaître les animaux qui ne sont visibles que dans cette partie du pays.
Ils sont la conséquence dite conséconsciense qui détermine les actions et les décisions appliquées dans cette partie africaine.
Lydia
***
Maïa l’abeille
Petites abeilles sétoises dans le romarin, Avril 2020
Depuis peu, un nouveau biome a pris place à côté de la ferme de Jean, un biome apicole, un ruchibiome, enfin, Jean aurait plutôt dit biotope mais on ne lui avait pas demandé son avis. On s’y perd avec cette nomenclature descendue de la canopée bruxelloise qui tombe régulièrement sur le vulgum pecus qui reste les mains dans le miel !
Dans la palmeraie voisine débroussée par des écolos apiculteurs, la ruche commence à s’éveiller. Une abeille ensommeillée sentit monter la température autour d’elle. Le rayonnement solaire commence à lécher la ruche, protégée par les branches basses des tilleuls. Maïa, puisqu’il s’agit d’elle, est une ouvrière lambda, sentinelle chargée de sortir la première pour tâter l’air et les environs.
Y-aura-t-il bientôt des fleurs à butiner. Maïa agite ses quatre ailes, se dégourdit les six pattes, ne reste aucune empreinte de son engourdissement hivernal. Elle atteint la sortie sans encombre et s’envole, dard en avant histoire de se défendre au cas où…
Au cas où un humain, bas du front, vivant dans les parages tente de l’aplatir. Alors, elle n’hésitera pas Maïa. Elle le plantera, toc, l’imbécile de service ! Souviens-toi, on ne tue pas les abeilles. Ah non ? Ce n’est pas un imbécile, c’est un grand chercheur de chez Montlahaut qui veut pulvériser un herbicide dans le champ d’à côté…
Que faire ? En son conséconscient Maïa retourne fissa à la ruche et informe sa tribu. Pour le printemps, les fleurs de tilleul tout va bien mais pour le reste non ! Je crois qu’il vaut mieux filer au loin, hors d’atteinte des nuages de néo-nicotinoïdes que des fous, aveuglés par un désir inassouvi d’enrichissement, vont répandre dans leur grande bonté pour augmenter le bonheur des hommes...
Prudence, repli stratégique, on essaime vers la montagne !
Josiane P.
***
Le Biome
C'était dans une forêt équatoriale. Les africains avaient débroussé une partie et cultivaient des patates douces ou autre. Sur ce terrain, ils glanaient le reste de blé.
Bientôt ils trouvèrent une empreinte de léopard, la forêt était tout autour. Ils fient des yeux ronds quand ils virent un couple de léopard suivis de ses petits dans la palmeraie. Ils ne bougèrent plus même si une abeille vint butiner la fleur que Georges avait cueillie.
Des oiseaux de toutes les couleurs s'égosillaient. On entendit un cri : avec la chaleur, un serpent se prélassait et ne se souciait pas des individus qui passaient et repassaient. Les animaux étaient dans leur domaine et cohabitaient avec les hommes. Les arbres fleurissaient. Les pins et les mélèzes s'élevaient.
Tout était a sa place, tranquille.
Annick
***
Dans le midi libre j‘ai lu une nouvelle aventure de Bernard et Bianca,
heu pardon ! Bernard et Maya l’abeille.
Vous avez dit bio diversité, et bien moi je dis débrousser les fossés et après on en parle, on plante des fleurs pour les abeilles, on installe des poubelles plus belles pour les intégrer dans le paysage de couleur verte, blonde, brun clair
J’irais avec Maya glaner dans les champs de blé, d’avoine ou de maïs. Planter et planter des graines sans OGM, afin de laisser pour toujours mon empreinte sur cette planète et aussi planter des arbres.
Aller en Guyane voir depuis la cime des arbres géants, la canopée, mais je rêve, mais je rêve, je suis sans doute conséconscient et je finirais ma vie avec Maya la belle, à l’ombre dans une palmeraie aux Antilles plus précisément à Marie-Galante sans nul doute, ou à Tahiti-iti*.
* Tahiti iti : petite Tahiti
RAB34
***
L'abeille butine et moi je rumine.
Avant la planète était vivante. À présent elle se meurt.
J'ai beau glaner dans tous les prés, je ne suis arrivée à remplir mon panier.
Demain, je débrousserais mon jardin.
Aujourd'hui, j'irais me balader à la palmeraie. Là je ramasserais toutes les bananes tombées à terre et en ferais un bon gâteau nappé de chantilly.
La planète n'est pas entièrement détruite. Elle laissera pour longtemps ses empreintes, puis elle s'en ira bouffée par le soleil.
En attendant, je me promène.
Gigi
***
Au pays de MAÏA
Je m’essouffle, je vrombis, je hume, je butine longuement… Je suis folle de cette profusion de romarins et de thyms, je glane ces nectars qui aussitôt m’enivrent. Puis je rentre direct quand j’en ai plein les pattes, je regagne ma ruche.
Oups ! J’évite de justesse deux frelons asiatiques bien loin de leur chez eux; j’ai vu l’énorme nid aux premiers rayons chauds, près de la canopée. Surtout ne pas les attirer. Mes amies ouvrières m’ont prévenue du danger qui nous guette. Nous transmettons l’information à nos jeunes à peine sortis du couvain.
Il faut s’habituer à tous ces changements survenant dans nos biomes et en 4 mois de vie bien sûr que j’en ai vus.
Plus bas il s’est construit un immense domaine où des arbres adultes sont venus sur d’immenses camions. Oliviers et palmiers ornent à présent un nouveau paysage aux abords de notre garrigue. Ils ont tout débroussé et nous avons perdu des fleurs et des buissons et des chênes kermès. Mais là, une palmeraie ? Nous marchons sur la tête !
D’ailleurs des papillons énormes blancs et gras sont arrivés aussi et s’en prennent aux palmes. Chaque faux paradis amène ses vrais problèmes.
Les hommes de ce lieu comme les autres alentour ont oublié c’est sûr d’être conséconscients. Bien sûr ils ne sont pas les seuls à détraquer le monde, la terre aussi convulse et se secoue le dos, fait péter ses volcans, sourit de toutes ses failles. Même le soleil là-haut a des orages solaires.
Le climat a bon dos. Il n’est pas lui non plus responsable de tout. Il joue à son yo-yo.
Quand je vois loin au-dessus voler tous ces avions, énormes coléoptères, avec leur fumée blanche, je me dis que notre air n’en sortira pas pur.
Et bien moi quand je fonce, mon empreinte carbone est égale à zéro. Pareil pour toutes mes sœurs et toute la gent ailée.
Enfin, ne pleurons pas, la terre reste vivante.
Ho mais là je rêve ! Il me faut me hâter d’aller danser pour mes sœurs et porter ma provende.
Nicole
***
Hello !
Depuis 2022, avec ma perche 360°, je vois tout en planètes...
ô Robert !
Je ne sais si tu es bien conséconscient des conséquences de ta décision de participer aux ateliers hebdomadaires de la Planète Fabrikulture.
Ton arrivée parmi nous permettra de débrousser de trop ancestrales pratiques.
Certes, telle l'abeille au milieu des fleurs, tu pourras butiner parmi tes voisines d'écriture et glaner quelques marques de haute considération.
En effet, le biome de notre association est essentiellement de type féminin, c'est pourquoi tout nouvel arrivant de nature masculine dans notre canopée est le bienvenu.
Tu nous dis avoir fréquenté jadis quelques biomes similaires, sache que notre univers à nous privilégie les palmeraies et le chauffage solaire.
Aujourd'hui, je te recommande deux conseils si tu souhaites laisser une empreinte indélébile au sein de "notre" planète :
- D'abord, comme le Président de la Fabrikulture, cultive avant tout l'humilité. Ne vise pas trop grand dans les projets que tu nous proposeras.
- Ensuite, comme l'apprécie notre Présidente d'Honneur, attache-toi à suivre les règles et consignes grammaticales. C'est son environnement favori, les dictionnaires !
En résumé,
. Respectons toujours le "petit Robert"
. Que vivante soit la "Planète Fabrikulture" !
. Et bienvenue, Robert, aux ateliers d'écriture du mardi, mais pas que !
Bernard B.
***
Les cueillettes
Le ciel commence à peine de rougir, que déjà monte le chant de femmes dans leurs maisonnettes. Il accompagne celui des oiseaux de la canopée. La voix des hommes et des enfants se joignent à eux. Tous les habitants de l'oasis s'activent en rythme.
Un peu partout dans la palmeraie, les hommes se hâtent. Il leur faut ramasser au plus vite, les régimes de dattes. Elles sont mûres. La cueillette se déroule toujours au petit jour, quand l'astre solaire n'est pas encore à son zénith, car après, il fait beaucoup trop chaud.
Ils grimpent aux grands dattiers armés de leur machette, coupant la tige des régimes, qui tombent dans de grandes toiles tendues à bras d'hommes. Puis, les régimes sont transférés dans des brouettes et remisés dans un hangar.
Les enfants aussi s'activent, les moissons réalisées, à eux de glaner, tous les épis de blé, de seigle ou de mil qui restent dans les champs. Laissant d’empreinte de leurs petits pieds nus dans la terre poussiéreuse.
Pas de perte, il y va de leur survie. Si un vent de sable se lève, tout le travail de l'année sera anéanti.
Tout autour d'eux les insectes bourdonnent. Les abeilles butinent les fleurs des figuiers de barbarie et des roses de Damas. Elles fabriquent un succulent miel pour le thé et les loukoums.
Un bourricot lentement fait tourner la noria. L'eau arrive doucement arrosant les petits jardinets jouxtant les maisonnettes blanches à toits plats.
Une journée de travail commence.
Lynda
***
Discours d'un chef de tribu
Mes Frères,
Nous avons glané les maigres récoltes de printemps puis débroussé tous ensemble la Palmeraie qui se mourait. Nous n'entendions plus les abeilles butiner, le vivant n'était plus là. La canopée n'abritait plus nos oiseaux.
L'Empreinte du biome était à peine visible, remplacée par des panneaux solaires. Des hommes sans âme ni cœur ont oublié d'être conséconscients en laissant la terre de nos ancêtres devenir un grand miroir où se reflètent le ciel, le soleil, les étoiles et le silence.
Mes Frères, nous devons nourrir nos enfants, il ne nous reste plus qu'à partir, pour revenir un jour peut-être.
Viviane HR
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Proposition 2 : T’en voulais des contraintes ? En voici !
Un contexte : Un soir, en rentrant chez eux, monsieur et madame IXE découvrent avec stupéfaction qu’un certain Gégé s’est installé chez eux et prétend être leur fils. Les IXE, qui n’ont jamais eu d’enfant, tombent des nues. D’autant que tout semble prouver que Gégé est bien leur fils… "
Une idée vilement piquée à : / Sébastien Thiéry* / Momo / 2015
On le remercie néanmoins !
* Sébastien Thiéry est un comédien et auteur dramatique français. En 2015, il crée Momo au théâtre de Paris, pièce qu'il adapte ensuite au cinéma en 2017.
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Des contraintes stylistiques :
Une métaphore (comparaison qui n’utilise pas de terme médian)
Trois phrases nominales. (phrases courtes sans verbe)
Trois ON
Trois ça
Trois mots inventés
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Textes contraints
ON, a un fils !
Jacou, c’est pas très loin de Frontignan mais quand les nuages vomissent en même temps toutes les eaux du ciel, Jacou, c’est très loin ! Et Marcel est bien content de garer sa voiture devant la maison. Mauricette n’a pas desserré les dents de tout le voyage. Le plafonnier l’a montre aussi blanche qu’un rail de cocaïne. Pas un chat dehors. De la lumière dans le salon !
- Mauricette, on est partis en laissant la lumière allumée ?
La question suffit à la sortir de sa stupeur, la Mauricette, qui s’empresse d’accuser son époux. Il branquignole de plus en plus ! Il prend la route dans la tempête pour aller voir un match de rugby minable, il oublie d’éteindre les lumières...
Elle sort de la voiture, cherche sa clef. Pas la peine. La porte est entrebâillée.
- Et en plus de ça tu pars sans fermer la porte à clef ! Ça s’arrange pas Marcel ! Ça mériterait une inscription en EPADCOMMENTAIRE !
Habitué aux sarcasmes, Marcel ne répond pas. Il bouscule quelque peu sa douce et n’écoutant que son courage pénètre dans la maison, dans le salon. On a allumé la télé. On s’est servi un repas avec les restes du frigo. On tire la chasse !
La porte des toilettes s’ouvre sur un inconnu, un gorille, genre deuxième ligne, la cinquantaine. Il leur sourit.
- Bonjour Papa, bonjour Maman ! Vous étiez où par ce temps ?
Marcel et Mauricette ne sont pas sûrs à 100% d’avoir bien entendu. Papa ? Maman ? C’est une blague ? Si c’est une blague, elle est de mauvais goût : jusqu’à son retour d’âge, Mauricette a toujours gardé la foi, convaincue que Dieu ferait quelque chose pour elle, comme il l’a fait dans le passé pour Marie. Qu’elle réussirait, au moins une fois, à garder un fœtus !
Alors en entendant le gorille l’appeler Maman, elle est au bord des larmes.
- Qui êtes-vous ? demande Marcel en s’approchant de l’intrus.
Mauricette les observe : mêmes cheveux frisés, même barbe, l’une grise l’autre brune, même corpulence, mêmes yeux de porcelaine.
- Je suis Gégé, votre fils. C’est le service de l’aide sociale à l’enfance qui m’a finalement donné votre adresse. Regardez, j’ai un certificat ! Je l’ai montré à votre voisine et c’est elle qui m’a confié la clef. 30 ans que j’ai entamé mon enquête pour trouver mes vrais parents ! Et enfin, vous êtes là ! Nous voici tous les trois réunis !
- Mais que racontez-vous ? Je n’ai jamais mis d’enfant au monde, à peine si j’ai pondu quelques embryons qu’on a dû s’empresser de jeter aux escoubilles !
- Je sais, je sais, on m’a dit tout ça ! Mais on m’a dit aussi qu’une stagiaire de troisième qui avait assisté à ta fausse couche, Maman, a pris l’initiative de sauver le fœtus qui palpitait encore et qui est devenu le grand gaillard que tu vois là, Maman ! Elle m’a mis en couveuse et m’a donné mon prénom : Gégé, le diminutif de Jésus. La suite vous vous en doutez, le placement en foyer. Ça m’a pas empêché de profiter, peut-être même un peu trop, dit-il en riant et se tapotant sa ventrouille. Allez ! Venez me faire un câlin, Papa, Maman, nous avons tant de temps à rattraper !
Mô
***
Incroyable mais vrai !
Quelle n'est pas leur surprise, en rentrant chez eux, de trouver installer sur le canapé, valises aux pieds, un certain Gégé.
Ce dernier prétend être le fils de M et Mme IXE. Or, ce couple est certain de ne pas avoir d'enfant. Ils tombent des nues, c'est une mauvaise farce !
D'après leur supposé fils, M et Mme IXE sont bien les parents. Il en possède les preuves. On pourrait penser que Mme IXE, qui est stérile, ne peut pas avoir d'enfant. Ça tombe sous le sens. Ça dépend pour qui. Visiblement, le fameux Gégé n'est pas d'accord avec cette théorie. Une histoire insensée.
Et pourtant, ce Gégé à la langue menteuse, insiste tant et tant que ça finit par préoccuper les IXE.
On commence à réfléchir. Qu'est ce qui aurait bien pu leur échapper ?
Foutaises que tout ça ! Mme IXE se met en colère.
- Enfin, comment voulez vous être né de nous deux ? Je n'ai jamais pu avoir d'enfant. Arrêtez cette supercherie, on ne veut pas de vous comme faux fils. On ne vous aime pas, sortez de chez nous pauvre affabumanipulateur ! Vous êtes un menteur.
Mme IXE attrape les valises, leur supposé fils et jette le paquet dans l'ascenseur.
- Au plaisir de ne jamais vous revoir !
Françoise
***
Gégé, le fils prodigue
Monsieur et Mme IXE ouvrent la porte de leur maison et entrent. Affalé sur le canapé du salon, ils trouvent un jeune homme qui les regarde intensément et leur annonce tout de go, qu’il vient d’arriver et s’installe dans cette maison puisqu’il prétend être leur fils.
Ébahis, M et Mme IXE ouvrent de grands yeux et leur disent :
- Comment ça, vous êtes notre fils. Nous n’avons jamais eu d’enfant depuis notre mariage. Nous le saurions quand même ! Que voulez-vous ? Qui vous a fait entrer chez nous ? Que cherchez-vous ? Vous allez sortir d’ici sur le champs ou je fais intervenir les autorités !
- Allez-y ! allez-y ! Vous comprendrez plus tard. Je m’appelle Gégé, j’ai 30 ans et je suis né à Toulouse. Vous êtes sans conteste mes parents. Vous m’avez confié à ma naissance à Madame YGREC qui m’a élevée et soignée jusqu’à l’âge de cinq ans, puis s’est débarrassée de moi en me mettant dans un pensionnat.
- Mais c’est une erreur voyons. Qui vous a guidé jusqu’à nous ? Comment nous connaissez-vous ? Continuent M.et Mme IXE.
- Je comprends votre désarroi. Je suis un paquet surprise pour vous, mais il va falloir vous accoutumer. J’ai ici tous les papiers prouvant que je suis bien votre fils. On peut trouver mon acte de naissance, mes papiers d’identité, tous mes certificats qu’ils soient de nationalité, de religion ou d’études. Mon Rhésus est O+. Je suis votre fils, je vous dis !
Les IXE n’en reviennent pas et ont du mal à croire à cette histoire. C’est comme un éléphant qui veut passer par le chat d’une aiguille ! C’est trop pour les deux époux. Finissons-en ! Quelle histoire ! Quelle ignominie ! Et ça nous tombe dessus sans crier gare !
Les époux IXE n’en démordent pas et se présentent à la Mairie avec Gégé pour expliquer ce qu’il leur arrive. On leur confirme que l’on allait étudié leur cas au plus vite. C’est assez invraisemblable ! Or du commun ! On n’a jamais entendu pareille hérésie, c’est vrai !
Cependant à la Mairie, en étudiant tous les documents fournis, ils finissent par comprendre que cette histoire, inventée de toute pièce a bien failli les achever. Il a été ainsi constaté que sur les documents, le nom de famille de Gégé était mal orthographié et qu’un besoin d’expertise graphologique prévalait pour confirmer ou infirmer ces dires.
Cet évènement a complètement fait chaviré M. et Mme IXE qui, en fait, secrètement aurait voulu accepter cette méprise et avoir enfin un enfant dans leur foyer.
Ça ressemble à un conte de fée pour eux, mais en attendant, c’est aussi une mouise qui leur tombe dessus. Comment va se terminer cette histoire ?
Le Gégé en question était tout sourire. Il pensait tenir le bon bout et ne lâcherait pas d’un pouce. Il a tout à y gagner, il le sent ! IL va déployer une patience phénoménale.
C’est une abracadabrante histoire qui se joue là, mais le résultat sera clean ! Il va gagner c’est sûr et les IXE aussi finalement !
Ils y auront peut-être gagné UN FILS !
Lydia
***
Le soi-disant enfant
Mr et Mm IXE, en rentrant chez eux, découvrent qu'un certain Gégé s'est installé sur le canapé et prétend être leur fils. Pour eux c'est un dinosaure.
Quelle histoire drôle ! On n'a jamais vu ça. Ils n'ont pas de fils, ils n'ont pas d'enfants : fait établi.
À chaque fois, Mme IXE a fait une fausse couche, ça n'est pas possible. Ils se regardent et disent : on n'a pas eu d'enfant !
Regards étonnés, ça c'est vrai Gégé leur ressemble : les yeux de son soi-disant père, la bouche et les cheveux de sa soi-disant mère.
Mais on va prouver que Gégé est un imposteur, ça c'est sûr.
Est-il gêné ce grand dadais si on se tirela langue et si on se papouillelèche, s'emberlificelle et se fachouilloui. Il va réagir, il n'a pas I'habitude de nous voir ainsi !
Le voilà qui dédalle, qui fuit en vitesse la maison.
Ouf il n'est plus là. Nous sommes sonnés et tombons dans les bras I'un de I'autre soulagés.
Annick
****
La surprise
Rentrés précipitamment d’un week-end qui s’annonçait prometteur au château des Vigiers, un coffret-cadeau reçu pour Noël. Marguerite et Auguste Ixe étaient debout mais sonnés !
Un olibrius prétendant se nommer Gégé Ixe et être leur fils les attendait … à la maison, chez eux, assurant que, c’était aussi chez lui !
C’était un personnage hybride, comme une impression 3D mais ratouillée. Sa tête hirsute était la copie conforme de celle d’Auguste. Le reste de Gégé était comme un clone long et frêle de Marguerite. Deux différences notables cependant : la couleur des cheveux, noir de geai pour Gégé alors qu’Auguste avait les tempes grises et…les pieds de Gégé des « péniches », il avait les pieds de Gargantua !
Le doute ne semblait plus possible.
Plutôt excitée Marguerite ! On lui avait seriné que les garçons naissaient dans les choux. Jusque-là, elle pensait que c’était des balivernes, des billevesées !
C’était donc vrai… Elle avait tellement envie de le prendre dans ses bras, de le bisouiller, déjà en admiration pour ce fils tombé du ciel ! Charge mentale, tourbillon des pensées pour la nouvelle mère-poule Qu’est-ce qu’il aime manger? Il n’a rien à se mettre sur le dos, pas de rechange, ça la fout mal ! Il faudra réparer ce manque, il fait partie de la famille Ixe maintenant !
Auguste, mâchoire pendante, les yeux exorbités, l’air d’un zombi, il ressassait. Depuis son mariage, pas une aventure, jamais un écart, même lorsque l’occasion se présentait. Il est vrai que dans sa vie d’avant, il avait écumé les tavernes, il était de toutes les pratiques, à deux, trois ou plus dans les hôtels louches du quartier latin mais toujours un préservatif à porter de main. Sa jeunesse estudiantine n’avait pas été monastique, pas un long fleuve tranquille mais après Marguerite, il s’était rangé des voitures ! On aurait cru qu’Auguste avait croisé Méduse en personne. Pensées en mode turbo, corps en mode congélo.
Pendant ce temps, Gégé trouvait la situation croquignolesque, ébouriffante, drôle et légèrement angoissante. On l’avait prévenu, ce sont des bizzardos mais là. C’était au-delà de ses espérances. Avec sa mère, il allait y arriver, petite maman chérie, mamounette, « fingers in the nose ». Avec son père, il fallait jouer fin. Être pote, demander conseil, ça faisait partie des aléas mais il saurait gérer. On l’avait choisi pour la mission il réussirait.
Gégé Ixe un jour, Gégé Ixe toujours !
Josiane P.
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Gégé IXE
Pièce en un acte
Auteur : Lynda
Personnages : Madame Marguerite IXE (la mère)
Monsieur Gaston IXE (le père)
Gégé IXE (le pseudo fils)
(Monsieur et madame Ixe, entrent chez eux, après une soirée au théâtre.)
Marguerite :Regarde Gaston, nous avons oublier éteindre l'allogène. Mais, il y a du bruit dans la maison... tu a aussi oublié la télé ?
Gaston : Euh... je ne pense pas... attends, je passe le premier, mets toi derrière...
(Ils ouvrent doucement la porte. Au milieu du salon, complètement avachi dans le canapé, ils trouvent un intrus barbu, hirsute et d'une propreté douteuse.)
Que faites-vous ici, Qui êtes-vous ? Sortez immédiatement... ou j'appelle la police !
Gégé : Bonsoir tous les deux. Où étiez-vous ? Ça fait plus d'une heure que je vous attends. A votre âge, vous ne devriez pas sortir la nuit. Ah ! J'oublie, d'abord, je me présente : Gégé IXE, votre grand fils, chers père et mère.
Gaston : Hein ! Vous prétendez vous appeler IXE Gégé. Vous avez l'air d'être sûr de vous, et vous prétendez être notre fils, donc que nous sommes vos parents.
Eh bien ! C'est faux, archi faux, c'est impossible ET je peux vous le pouvez, MOI.
Gégé : Heu...
Gaston : Taisez-vous ! Je PARLE ! Suite à une grave maladie héréditaire, donc transmissible à ma descendance, mon père me l'a collée. Il y a plusieurs cas dans la famille, c'est pas gai - gai... vous pouvez me croire ! J'ai subi une vasectomie, avant mon mariage, avec le consentement de celle qui est devenue mon épouse et que vous appelez Mère.
Marguerite : Quand à moi, je ne peux pas être votre mère. J'ai toujours eut les ovaires atrophiés, donc j'ai toujours été stérile. Je ne suis pas Marie... mais Marguerite. Génération spontanée, peut-être ?
Gégé : Mais, je suis votre fils... je vous jure... tenez mes papiers...
Gaston : Les faux papiers on connaît, nous aussi nous regardons la télé.
Marguerite : Gaston, souviens-toi... Quand avec tes collègues du labo, vous avez voulu testé l'ADN de tous. Vous avez fait des prélèvements familiaux pour vous faire la main. Ça a même déclenché plusieurs crises familiales ! Tu te rappelles ?
Gaston : Heu.. oui... vaguement... mais pourquoi tu me parles de ça ?
Marguerite : Ben après... vous avez tout bien jeté ? Vous n'avez rien gardé... pour d'autres tentatives de laborantistes. Tu es sûr ? Vous n'avez pas fait un Zavatta ?
Gaston : Un Zavatta ? Mais qu'est que tu racontes ? Tu débloques complètement ma pauvre.
Marguerite : Pas Un Zavatta... un truc pareil... un clown... c'est ÇA ! Le clone ! c'est ça, c'est lui !
Gaston : Mais tu es folle. Complètement maboule. On a une éthique au labo. On ne fait pas n'importe quoi. On n'est pas des débutants. On est surveillé et compétents.
Marguerite : Mais, alors. D'où ça sort ÇA ?
Gégé : (en colère) ÇA ! S'appelle Gégé et...
Gaston : Taisez-vous. Quand les parents parlent, les enfants se taisent, compris !
Gégé : Heu !
Marguerite : Je suis sûre que c'est pas moi, qui ai fait cet … homorriblius. Et puis Gégé, c'est pas un prénom ça ! Et puis IXE, pourquoi vous ne l'avez pas appelé BEBERE DOUBLEVE, par exemple ! Tu veux m'enfermer chez les fous. Tu veux que je déraille, tu ne m'aimes plus, c'est ça ? Non j'ai trouvé : c'est un hologramme. Hein, c'est un hologramme ? Ce truc, c'est un hologramme. Où est l'hologrammeur ? Où l'as-tu caché... dis-moi... Je vais faire une crise de nerfs ! Où qu'il est l'holo ? Où qui l'est l'holo ?
(Elle s'effondre au sol en pleurant, en criant, en hoquetant, sous le regard médusé des deux hommes)
Lynda